Recherche Diemer.ca

Samplings

The evidence from all OECD countries shows that the private sector is far more bureaucratic and much less efficient than the public sector when it comes to providing health care.
Ten Health Care Myths

Gentlemen from Hooker – and many other places – are quite literally pouring these and many other poisons into your coffee and your kids’ juice. They just do it in a more indirect, anonymous, and apparently socially acceptable way.
150 Years of Dirty Water

Blogs

Mots de la sagesse

  • Capital is reckless of the health or length of life of the labourer, unless under compulsion from society.
  • – Karl Marx

Favourite Links

In a Direct Line - Photo par Ulli Diemer

Le système électoral faux du Canada

Par Ulli Diemer


Le système électoral du Canada est réputé pour produire des résultats qui ne s’accordent pas avec les désirs des électeurs. Il est tout à fait normal pour qu’un parti gagne la majorité écrasante des sièges dans une élection en s’appuyant sur 38 % à 45 % du vote. Le parti libéral a obtenu 38.5 % du vote en 1997 et a gagné 51.5 % des sièges. En Ontario, le parti libéral a obtenu 49.8 % des votes et a gagné 98 % des sièges de l’Ontario dans la Chambre des Communes. Dans l’élection de libre-échange qui a eu lieu en 1988, l’exemple classique est que l’accord de libre-échange qui a été proposé était le seul problème dans la campagne, car une grande majorité d’électeurs ont voté pour refuser l’accord proposé, néanmoins, le parti progressiste- conservateur a gagné la majorité des sièges avec 43 % du vote et a commencé à forcer le Parlement à voter une législation.

Il est même très possible pour qu’un parti obtienne moins de votes que son rival principal, néanmoins, il gagne l’élection avec la majorité des sièges. L’élection qui a eu lieu au Québec en 1998 et qui a été gagnée par le Bloc Québécois malgré qu’il ait obtenu moins de votes que les libéraux, est un exemple récent.

Les médias signalent généralement ces résultats faux comme étant « un mandat » et les gouvernements dirigeants qui sont trop centralisés dans le bureau du Premier ministre – n’ont aucun scrupule à procéder en se basant sur le soutien électoral minoritaire pour gouverner en tant que quasi-dictatures jusqu’à l’élection prochaine.

En plus des falsifications dans le système électoral, il y a les disparités financières importantes entre les partis politiques. Les coûts de l’organisation d’une élection moderne veulent dire que les victoires électorales sont, dans les campagnes électorales les plus normales, achetées autant qu’elles sont remportées.

Afin de mieux définir ces problèmes, ce numéro de Parliamentary Names & Numbers considère le total des sièges et des votes réels dans la dernière élection fédérale et le compare avec le total des sièges qui aurait pu engendrer un système de représentation proportionnelle. Les calculs montrent que les libéraux auraient pu gagner 116 sièges, tandis que le parti réformiste et le parti progressiste-conservateur auraient pu gagner 58 et 57 sièges respectivement, le Nouveau Parti démocratique 33 sièges, le Bloc Québécois 32 sièges, et le parti vert, le parti de la loi naturelle et le parti de l’héritage chrétien auraient pu gagner un siège chacun. Toutefois, ces projections pouvaient être trompeuses : conformément à un système de représentation proportionnelle, le vote change parce que les électeurs ont tendance à voter pour le parti qu’ils aiment le plus au lieu de voter stratégiquement pour « le moindre des maux ».

Le second tableau considère comment la dépense de la campagne dans la dernière élection fédérale était en corrélation avec les résultats de l’élection. Dans cette partie, nous avons considéré la dépense totale par chacun des partis et nous avons calculé combien de dollars chaque parti a dépensé par vote et par membre élu. Les résultats sont intrigants : par exemple, les partis libéral et réformiste ont dépensé $ 2.25 et $ 2.29 par vote, tandis que le Nouveau Parti démocratique et le parti progressiste-conservateur ont dépensé presque deux fois autant, $ 4.17 et $ 4.20 par vote, respectivement. Si tous les partis concurrents avaient des ressources égales, nous pourrions considérer la coalition du parti marxiste-léniniste avec le parti vert : le parti marxiste-léniniste a apparemment dépensé 3 cents seulement par vote, tandis que le parti vert a dépensé 28 cents par vote : nul autre parti n’a failli obtenir autant de « coup pour le dollar » en ce qui concerne l’obtention des votes.

En ce qui concerne l’occupation des sièges, les disparités de la dépense sont aussi énormes. Ça a coûté au parti progressiste-conservateur $ 10,288,333 pour gagner 19 sièges, un coût de $ 541,491 par siège, tandis que le Bloc Québécois (profitant, sans doute, de sa capacité de diriger une campagne dans une seule province et en une seule langue) a dépensé $ 1,629,497 pour gagner 44 sièges, un coût de $ 37,034 seulement par siège.

L’élection fédérale en 1997 : L’impact de la représentation proportionnelle

Parti - # de votes - % de vote - % de sièges - # de sièges - # de sièges RP*

Parti libéral – 4,994,277 - 38.64% - 52.1% - 156 - 116

Parti réformiste – 2,513,080 - 19.44% - 19.7% - 59 - 58

Parti progressiste-conservateur – 2,446,705 - 18.92% - 6.3% - 19 - 57

Nouveau parti démocratique – 1,434,589 - 11.10% - 7.0% - 21 - 33

Bloc Québécois – 1,385,821 - 10.72% - 14.7% - 44 - 32

Parti vert – 55,583 - 0.43% - 0 - 0 - 1

Parti de la loi naturelle – 37,135 - 0.29% - 0 - 0 - 1

Parti de l’héritage chrétien – 29,085 - 0.- 22% - 0 - 0 - 1

Parti action canadienne – 17,507 - 0.13% - 0 - 0 - 0

Parti marxiste-léniniste – 11,468 - 0.09% - 0 - 0 - 0

Parti indépendant – 2 – 2

(Total 12,925,250 - 301 – 301

*Basé sur un système de représentation proportionnelle juste sans un seuil minimum (certaines juridictions exigent d’un parti qu’il gagne 5% des votes nationalement pour qu’il soit représenté au Parlement). Le total des sièges est basé sur les résultats de l’élection fédérale qui a eu lieu en juin 1997. Des modifications ultérieures (démission, décès, élections partielles) avaient légèrement changé le total des sièges.

Parti – Dépense – Votes – Membres - $ par vote - $ par Membre élu

Parti libéral – $11,247,141 - 4,994,377 - 155 - $2.25 - $72,562

Parti progressiste-conservateur – $10,288,333 - 2,446,705 - 19 - $4.20 - $541,491

Nouveau parti démocratique – $5,976,724 - 1,434,589 - 21 - $4.17 - $284,606

Parti réformiste – $4,921,733 - 2,153,080 - 59 - $2.29 - $83,419

Bloc Québécois – $1,629,497 - 1,385,821 - 44 - $1.17 - $37,034

Parti action canadienne – $490,441 - 17,507 - 0 - $28.01 - n/a

Parti de la loi naturelle – $292,253 - 37,135 - 0 - $7.87 - n/a

Parti de l’héritage chrétien – $75,229 - 29,085 - 0 - $2.58 - n/a

Parti vert – $16,090 - 55,583 - 0 - $0.28 - n/a

Parti marxiste-léniniste – $375 - 11,468 - 0 - $0.03 - n/a

Ecrit en mars 2000, cet article est apparu au début dans le numéro de printemps 2000 de Parliamentary Names & Numbers qui est un annuaire du gouvernement publié par Sources.

Voir aussi Review Falsifies History qui parle de la manière dont l’histoire de l’élection fédérale qui a eu lieu en 1988 avait été déformée et dénaturée.

Traduit de l’anglais par Varteny Pamboukian


Écrit Mars 2000. Cet article a paru dans le numéro du printemps 2000 des Parliamentary Names & Numbers, un répertoire du gouvernement publiés par des Sources.
Voir aussi Review Falsifies History sur la façon dont l'histoire de l'élection fédérale de 1988 a été déformée et falsifiée.

Aussi disponible en anglais: Canada's Distorted Electoral System.


Ulli Diemer
.  

Subject Headings: Canadian Politics - Democracy - Democratization - Elections - Electoral Reform - Federal Elections - Political Alternatives - Political Representation - Proportional Representation